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REGISTRES DU BUREAU                                          [i56o]
"Donné à Solomes'1', le m" jour de Fevrier mil
bons vins, vivres et autres choses si
maniere qu'il ayt occasion de rapporter tant plus de contentement de lad. Ville, qui sera chose que auront trés agreable.
Ve LIX."
Signé : FRANÇOIS.
Et de L'Aubespine.
LXXVIII. —Le Febvre, entrepreneur
i3 février i56o,
Du mardi, xme jour de Fevrier mil v° lix.
Au jour d'uy est venu et comparu au Bureau de la ville de Paris Jehan Le Febvre, marchant et bour­geois de Paris, lequel a dict et declairé que, suyvant le marché fait avec luy par lad. Ville, il a bien et deuement faict et parachevé les ouvrages qu'il avoit entreprins pour rendre navigables les rivieres de Blaize et Marne (3', requerant à ceste fin que visita-lion fut faicte desd, rivieres par gens en ce congnois-
DE LA RIVIERE DE BLAIZE ^ ET MARNE.
(Fol. 52 r°.)
sans pour sa descharge, offrant, que s'il y a quelque chose à redire ou à reffaire, de le restablir et reffaire, comme il apartiendra, à ses despens le plus diligem­ment que faire se pourra. .
Auquel a esté faict responce, que si tost que le temps sera commode, visitation desd, rivieres sera faicte par gens en ce congnoissans, lesquelz seront nommez et accordez avec led. Le Fevre, dont il a requis acte.
LXXIX. — Lettres du Roy touchant les greniers à sel.
16 février i56o. (Fol. 53 v°.)
Le xvie jour de Fevrier mil v° lix, ont esté receues lettres du Roy par la poste, dont la teneur ensuit :
12 février. De par le Roy. "Trés chers et bien amez, ayant entendu ce que avez escript à nostre très cher et très amé oncle, le cardinal de Lorraine, touchant l'engagement des greniers qui avoient esté baillez au seigneur Jhe-romme Ungaro <4' pour le sr Paul Sorman, emsemble de l'assignation que avoient aucuns conseillers de nostre Court de Parlement de Paris sur les greniers du Mans et le Mayne La Juhez, nous avons faict lever et oster lesd, engagemens qui estoient sur noz gre­niers contenuz au povoir a vous nagueres envoyé, tant pour le regard tlud. Sorman que Benard Achioly, ainsi qu'il vous apparoistra par la copie collationnée
es brevetz de la retrocession, et davantage pour le regard desd, conseillers de nostre Court de Parle­ment, lesquelz nous entendons faire payer contant des deniers qui proviendront des constitutions dé rentes qui seront faictes sur lesd, greniers aux par­ticuliers, dont et desquelz payemens nous avons ordonné au tresorier de nostre Espargné bailler ses mandemens au Receveur de la Ville pour acquicter lesd, assignations, ce que vous avons voullu faire entendre, afin que ne différez d'en contracter et accelerer cest affaire, comme vous savez noz affaires le requerir, à quoy vous prions ne faire faulte. "Donné à Marchenoir, le xue jour de Fevrier mil
V° LIX. "
Ainsi signé : FRANÇOIS. Et au dessoubz : Burgensis.
(■' Selommes (Loir-et-Cher), chef-lieu de canton, arrondissement de Vendôme. '2) La rivière de Blaise tombe dans la Marne, au-dessous d'Eclaron.
(3)   Dès i55o, l'administration avait été saisie de la question, et des lettres de commission avaient été adressées à Claude Guyot, maitre des comptes, alors Prévôt des Marchands, à l'effet de se transporter «avec gens expérimentez n sur les rivières de Marne et de Blaise pour étudier les moyens de les rendre navigables au-dessus de Châlons. L'édilité parisienne reconnut l'urgence de ces travaux wpour recouvrer bois, bleds et autres provisions necessaires à la Villen, mais les choses restèrent en suspens. Ce ne fut que plusieurs années après qu'un marchand parisien, Jean Lefèvre, présenta un projet pour rendre navigables ces mêmes rivières depuis Eclaron jusqu'à Châlons. Le 4 août 1555, le Roi le renvoya à l'examen de i'Echevinage en demandant son avis; la proposition de Jean Lefèvre fut discutée et acceptée dans une Assemblée générale du 9 août 1555, et I'Echevinage répondit le même jour à Henri II, donnant, son adhésion complète aux travaux projetés. (Archives nationales, Délibérations du Bureau de la Ville, H 1783, fol. i4o-i4i.)
(4)   Jérôme Ungaro faisait partie d'une compagnie de banquiers italiens établis à Rouen età Paris, qui suspendirent leurs payements el. furent poursuivis devant le Parlement par leurs créanciers, en tête desquels figure l'échevin Jean Aubery; ces banquiers obtinrent de la Cour, les 16 etÉ 27 septembre 1660, des sauf-conduits pour arranger leurs affaires. (Archives nationales, Parlement de Paris, X" 1.595, fol. 271 r°, 294 r°.)